Frapper le mur...

Tu te rappelles au début quand je t’ai dit que je fonçais dans le mur, que je jouais à la super women? Je devais suite à tous ces changements faire de l’ordre dans ma tête. Dans ce que je veux et surtout ce que je ne veux pas. J’avais besoin d’aide, j’ai donc consulté une psychologue pendant plusieurs années. Pour mieux comprendre le fameux souci de toujours performer et surtout de toujours chercher l’approbation des autres.


Je m’étais très peu choisi dans ma vie. J’étais toujours présente pour tout le monde mais très peu pour moi. J’avais de hauts standards pour être satisfaite de moi, et des standards beaucoup moins grands pour les gens que je laissais entrer dans ma vie. Mais une fois que j’ai su choisir le MOI j’avais de la place pour faire entrer autre chose et surtout les bonnes personnes.


J’ai toujours eu peur d’avoir peur. J’avais du caractère, de la gueule mais peur de tout : l’avion, le changement, vomir, mourir et j’en passe. En plus je suis dépendante affective je me définis à travers mon chum. J’ai une identité mais pas sans la sienne. Et on parsème avec un peu d’angoisse bien placée. Lorsque l’on m’a référé au Centre de psychothérapie brève on m'explique que l’approche est cognitivo-comportementale. Le but de la thérapie est de régler les problèmes actuels. Je devrais y être pour de 10 à 12 séances j’y serai 7 ans. Pour parler de tout ce qui m’empêche d’être moi et surtout d’arriver à me choisir et de l’assumer.

Je vais comprendre que mon bonheur qu’il n’était pas dans où j’étais en ce moment et pas plus qu’avec qui j’étais malheureusement.


Mon bonheur a été de quitté une personne avec qui j’étais depuis plus de 7 ans. J’avais eu tous les signes que la relation n’allait plus. Mes amies me le disaient, j’étais triste, ce n’était même pas une cachette. Une fois après un des nombreux party, ma meilleure amie a quittée et je pleurais tellement j’avais bu et je lui répétais que je n’étais pas heureuse. Mais tout le monde trouvait que nous étions un couple parfait, parfaitement agencé. J’étais avec une personne fantastique, mais quand le cœur ni est plus tu peux continuer de t’acharner, je n’avais pas envie de ça, j’avais une urgence de vivre, de me sentir en vie et de me sentir aimé. On ne vibrait juste plus sur la même affaire.


J’ai donc plié bagages. 3 semaines plus tard je m’étais acheté une maison, des meubles, et j’étais sur un nouveau départ. Un départ qui fait mal, qui déstabilise, mais c’était nécessaire. J’ai eu difficile le passage à mes 30 ans. C’était la première fois que j’ai eu un choc de vieillir. Et toute cette urgence qui raisonnait en moi d’être vivante guidait mes choix à chaque jour.

Mais pour la première fois de ma vie j’ai vaincu mes peur, je me suis retrouvée seule dans une belle maison, et j’ai terminé de me reconstruire. J’ai pu apprendre à gérer mes angoisses, apprendre à vivre seule et surtout me définir par rapport à moi. Je crois que nous avons créé un monstre car à partir de mes 30 ans je savais que je pouvais tout accomplir ce que je souhaitais dans la vie et que je pouvais y arriver seule.


BLOC NOTES :

· La performance et le souci de l’opinion des autres n’est pas un moteur efficace

· Être capable de se choisir. De redéfinir son moi.

· Avoir l’ouverture d’esprit pour aller chercher l’aide nécessaire.

· Prendre des décisions qui nous mènent vers notre objectif.

· Ta volonté doit être ta seule limite.




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